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11 novembre 2013 1 11 /11 /novembre /2013 11:50

papillon-sur-l-vres.gif

 

 

Dans l'éclat lumineux d'un instant qui paresse,
Dans ce jour nonchalant qui traîne sa lenteur,
En glaner la lumière, et humer les odeurs,
C'est épouser le temps tout chargé de promesses.

Entendre palpiter les fragiles mouvances
Semant leur souffle pur en d'infimes frissons
Sur les épis dorés juste avant les moissons
Et jusque dans le ciel en douce extravagance.

Se donner à l'instant comme une amante en peine
Qui puise dans l'étreinte un baume à sa douleur,
Apaise son tumulte et déverse ses pleurs
Dans le lit du ruisseau qui coule sa rengaine.

S'enivrer du parfum des tendres herbes folles
Que la brise d'été oscille doucement
Comme vibre le coeur au fil de ses tourments,
Comme on palpe l'espoir en des plaisirs frivoles.

S'échapper de son corps, fuir sa réalité,
Exister dans l'instant, plonger dans les mystères
De ces milliers de vie au charme salutaire
Qui font de la nature une sérénité.

 

Rainbow

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22 janvier 2013 2 22 /01 /janvier /2013 11:55

Hébergeur d'image

 

Millet avait bien su capturer la beauté
Des femmes à genoux comme avant la prière,
Celles qui battaient l'eau, troublant sa pureté,
Celles qu'on appelait les belles lavandières.

 

Enfant combien j'aimais  ces journées au lavoir,
Le chahut des sabots, les brouettes fumantes,
Les potins du village au rythme des battoirs,
Les gestes grâcieux de ces têtes penchantes.

 

Le clapotis de l'eau se mirait sur les fronts.
Les bras blancs épousaient une même cadence.
Des mèches de cheveux s'échappaient des chignons,
Flottant dans la lumière en fluide mouvance.

 

Le courant galopait sur les doigts aguerris.
Tous les soleils de plomb, tous les vents de galerne
A toujours revenir, avaient endolori
Les visages abrupts mais non les balivernes.

 

Armande la boîteuse en roulant ses quinquets
Rapportait les cancans des hauteurs du village.
Le Marcel buvait trop chez le petit  "Riquet"
Et devant le facteur Marthe ouvrait son corsage.

 

Oh ! mon cher vieux lavoir, tombé dans le silence
A peine interrompu par la chanson du vent
Dont l'écho sur les murs et les ronces si denses
Murmure tous les mots prononcés si souvent,

Je ne t'oublierai pas,
Quand l'ultime tempête
Un jour t'emportera.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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4 janvier 2013 5 04 /01 /janvier /2013 17:22

Hébergeur d'image

En tout bien tout honneur

Floréal aujourd'hui étale ses couleurs.
Le printemps doit briller dans le bois des Charmilles
Aimeriez-vous flâner au milieu des jonquilles,
En faire des bouquets, s'enivrer des senteurs....
En tout bien tout honneur.

Monsieur répondit-elle, êtes-vous un vainqueur
Que déjà vous pensez à me voir consentante ?
Cependant l'air est doux et le défi me tente.
Donnez-moi votre bras, allons cueillir ces fleurs....
En tout bien tout honneur.

Monsieur était disert, s'informant si son coeur
Par un autre était pris, prêt à livrer bataille.
Elle tordit son pied,  il la prit par la taille
Sur un lit de fougère, étendit sa douleur....
En tout bien tout honneur.

Madame, osa-t-il, massant avec douceur
Ce pied qui n'était pas plus enflé qu'une ablette,
Quitter votre chaussure me semblerait honnête !
Ce qu'il fit sur le champ. Elle aima sa langueur....
En tout bien tout honneur.

Votre jambe Madame, reflète une splendeur
Dont le satin galbé enivrerait Matisse.
Monsieur, à me trousser, vous atteignez ma cuisse !
Serait-ce bienséant que vous erriiez ailleurs.....
En tout bien tout honneur.

Elle aperçut le ciel et un merle moqueur
Lorsqu'une bouche prit de son sein l'aréole.
Allons, Monsieur, cessez ! Mais des lèvres frivoles
Noyèrent  les vains mots. Elle aima son bonheur....
En tout bien tout honneur ?

Rainbow

 

 

 

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3 décembre 2012 1 03 /12 /décembre /2012 14:40

Hébergeur d'image

  

Un jour vint à casser l'instrument de torture
Fouillant l'intimité de notre anatomie
Afin d'y relever toute température
 Le signe avant coureur de quelque maladie.

Maman catastrophée en ce deuil si soudain
M'enjoignit d'enfourcher ma rouge bicyclette
Pour aller en quérir. Sans manifeste entrain
Je pédalai, pestant contre le thermomètre.

Lorsque je pénétrai dans la vieille officine
Je crus sentir sur moi cent mille paires d'yeux.
Je n'avais pas vingt ans  et pas très fière mine
D'avoir à  prononcer un mot si peu goûteux !

Puis s'approcha de moi monsieur l'apothicaire,
Le maître de ce lieu, à l'élégant maintien.
Acculée au devoir, il me fallut le faire,
Balbutiant le mot sur un ton indistinct.

L'homme me dit alors à ma grande surprise :
"Pour peau grasse ou peau sèche, que préférez-vous ?
Vite j'imaginai l'instrument que l'on glisse
Sur un type de peau d'aspect plus ou moins doux !

Eperdue, m'en remis à la grâce divine
Et m'entendis répondre "Ce n'est pas pour moi".
Je vis alors s'ouvrir la petite vitrine
Et ce qu'on me brandit eut de quoi laisser coi !!

Je n'oublierai jamais la blanche savonnette
Que l'homme me tendit dans le creux de sa main.
Je compris la méprise et de façon plus nette
Le mot de "thermomètre" à son ouïe parvint.

Le monsieur impassible ébaucha un sourire,
Rangea la savonnette et me remit l'engin.
Alors en moins de temps qu'il ne faut pour le dire
Réglai le thermomètre et fuis le magasin.

Secouée d'un fou rire, accrochée au vélo
Heureuse d'être ainsi sortie de mon impasse
Les cheveux dans le vent pédalant crescendo
J'allai vite conter mon histoire cocasse.

Moralité : ce qui se conçoit bien s'énonce clairement.

J'avais mis à l'époque, quelques mois avant d'oser repénétrer dans la même pharmacie.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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9 octobre 2012 2 09 /10 /octobre /2012 23:58

 

j8gebik5.jpg

A force d'exploser ses  tons d'ocre  et de roux
A mon regard lassé de tout ce qui rutile,
L'arrière saison à mon âme est hostile
Ses parements enfuis,  s'aiguise son courroux.

Je n'aime pas l'automne.
Il s'empare des jours et vole leur tendresse
Les fleurs tombent livrant leur parfum au zéphyr
Le ciel blêmit et perd son éclat de saphir.
Je cherche en vain l'été et sa chaude caresse.

Je n'aime pas l'automne,
Quand lassé du feuillage il défait la nature
Et dépose sa rouille au pied du marronnier
Qui n'a pas d'autre choix que de se résigner
Aux derniers soubresauts de sa belle verdure.

Je n'aime pas l'automne
Quand l'Aquilon mauvais corne dans la campagne,
Rebelle, inquisiteur, enragé et sournois,
S'insinuant dans l'âtre où tremble un feu be bois,
Novembre jette en moi comme un soupçon de hargne.

Non, je n'aime pas l'automne

 

Rainbow (septembre 2012)

 

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23 août 2012 4 23 /08 /août /2012 12:08

http://www.ateliermagique.com/uploads/thumbnails/uploads/drawing/002700/002650/portrait-dessin-en-sepia-douces-pensees_500x500.jpg

 

La saison du bonheur aux couleurs du passé.
Visages souriants sous ma lampe complice.
Un été radieux ; dur et tendre délice
Que ces joues rebondies sur un papier usé.

Trois visages fruités, trois visages heureux
Offerts à la lumière, à son ciel de clémence
A ses frissons d'oiseaux effleurant le silence.
Le soleil s'arc-boute au plissé de nos yeux.

Me voici à sept ans, fragile chrysalide
Retenant prisonnier l'envol du papillon.
Le zéphyr trouble l'ordre de mes cheveux blonds
Et découvre un genou sous ma roble fluide.

Nous étions immergés dans un bonheur si clair
Nos coeurs à l'unisson de la saison si belle
Nous dévorions la vie à saveur immortelle
Toutes les fleurs du monde envahissaient nos chairs.

Ces beaux minois figés au sourire si sage
Ignoraient qu'à leurs veines déjà s'accrochaient
Délabrements et joies que leurs vies tisseraient
En paradis soyeux ou en terre sauvage.

Le coeur endolori, je ferme le tiroir.
Repose, bel été, à l'abri dans le noir !

Rainbow (août 2012)

 

 

 

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20 mai 2012 7 20 /05 /mai /2012 15:33

hebergeur image

 

 

La veuve était en noir et si peu affligée
Que d'aucuns déploraient qu'ell' ne fût éplorée.
Sa coiffure élégante de couleur ébène
Lui conférait la grâce et le port d'une reine.

 

Figée sur le palier fait de marbre éclatant,
Elle arborait le noir en aplomb déroutant.
Son regard incisif sous son voile de deuil
Toisait l'attroupement rassemblé sur le seuil.

 

La veuve était très belle mais éclaboussée
Par des rumeurs courant sur le meurtre éhonté
De son époux roulé dans une moustiquaire,
Lardé de coups tranchants. Une méchante affaire

 

Pour la dame choquée qui jura ses grands dieux
Que depuis fort longtemps ne partageait le pieu
De cet infortuné et que bruit s'il y eut
Dormant paisiblement, n'avait rien entendu.

 

L'affaire encore en cours au bord des funérailles,
La veuve y affronta dignement la bataille.
La victime conduite dans le cimetière
Emporta avec elle la clé du mystère.

 

 

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26 avril 2012 4 26 /04 /avril /2012 14:37

 

 

 

 

jolie-femme.png

Je ne te dirai pas ce qui palpite en moi

Lorsque les mots velours désordonnent mes sens.
Je ne te dirai pas la source des émois
Jaillissant de mon coeur en folle impatience.

 

Je ne te dirai pas le chant de mon ruisseau
Quand les galets furettent dans mes ronces douces.
Je ne te dirai pas le fabuleux tempo
De la sève en cascade, jetée sur la mousse.

 

Je ne te dirai pas l'harmonie du silence
Quand le ruisseau repose au creux du lit douillet.
Je ne te dirai pas la belle transparence
Du nacre de l'aurore irisant les galets.

 

Je ne te dirai pas la douceur du moment
Quand le ruisseau s'éveille et se prête à la vie
Je ne te dirai pas son émerveillement
Lorsque la mousse tiède s'arrose à son puits.

Rainbow (2012)

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6 février 2012 1 06 /02 /février /2012 14:25

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Vous auriez dû peut-être
Emprunter le chemin
Que mon coeur vous traçait.
Vous auriez dû peut-être
Glorifier les matins
Que l'amour embaumait,
A l'instant où l'aurore
Offre son soleil d'or.
------
Vous auriez pu sans doute
En suivant notre route
Jonchée de mille fleurs,
Vous perdre dans l'odeur
Des pétales de roses,
Vous fondre dans l'osmose
Du feu de nos désirs,
Sombrer dans nos délires.
------
Vous auriez dû au moins
Etre plus attentif
Au cruel désarroi
Qui s'emparait de moi
Lorsque vos pas hâtifs
Se pressaient dans le noir,
Fuyant la déraison,
Courant sur le chemin
De l'austère devoir
Pour voiler trahison.
-----
Peut-être auriez-vous dû...
Mais je n'ai plus voulu.

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12 janvier 2012 4 12 /01 /janvier /2012 18:42

 

J'entends au loin les notes rauques d'un phono,
Mélodie de survie d'une époque oubliée,
J'entends résonner sur les pavés inégaux
Les sabots d'un cheval surgissant du passé.


  ....Je prie ma mémoire en guenilles
      De dérouler tout l'écheveau
      De mes clichés qui s'éparpillent
      Enrubannés comme un cadeau...
 *****   

Je vois un ciel somptueux illuminant la terre,
A l'heure où l'alouette quitte son miroir
Pour accorder son vol à la couleur du soir.
Je vois le clair-obscur lutter dans la lumière.


....Alors je pose un arc en ciel
Au bout de ma plume engourdie
Qui prend un goût sucré de miel
Pour iriser ma poésie...

*****

J'entends des cris d'amour, des appels en détresse,
Au milieu des chaos, des mains tendues se dressent
Vers un ciel mordoré pour y cueillir l'aurore,
Vers un soleil radieux pour y puiser son or.


.....Ma plume submergée
Par autant de lumière
Danse sur le cahier,
Y jette des éclairs...

                                       Rainbow (2012)

 

 

 

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Profil

  • rainbow
  • Sensible,déteste l'hypocrisie et les courants d'air. Ne déteste pas les coups de "gueule" quand ça en vaut la peine. Mais poète avant tout
  • Sensible,déteste l'hypocrisie et les courants d'air. Ne déteste pas les coups de "gueule" quand ça en vaut la peine. Mais poète avant tout

Texte Libre

 

 

 

Les mots dans leur multitude, leur sens profond, la dimension qu'on peut leur donner, tout ceci est passionnant, personnel, unique pour chacun. Et c'est dans cette belle différence que je puise mon inspiration, ma simplicité.

Edition recueil de poésies

 

    La plume ivre

    http://www.edilivre.com/plume-ivre-vivien-michele.html

 

 

 

 

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