Poésies, coups de coeur, coups de gueule,amour des mots et de leur situation.
En fermant mes volets j'ai vu un ver luisant près de ma terrasse. Je suis plongée dans la "mine d'or" d'Internet pour en apprendre un peu plus sur ces petites bestioles éclairantes. Si le coeur vous en dit :
Ce son
t les femelles de ces coléoptères que l'on trouve très facilement, les nuits d'été, grâce à leur postérieur lumineux. Elles mesurent environ 1,5 à 2 cm
Leur corps est ovale, segmenté, mou et aplati, dans les tons bruns. C'est à cet aspect larvaire que l'on doit l'appellation de "ver" luisant.
Les femelles du lampyre gardent donc adultes une forme de larve.
Le lampyre a la faculté d’émettre de la lumière par la partie terminale de son abdomen (seul le dernier segment est lumineux chez les larves et les mâles,
alors que la femelle, beaucoup plus lumineuse, émet aussi par la face ventrale des deux avant-derniers segments. Les oeufs eux-mêmes sont lumineux !).
Ce phénomène est dû à un effet de bioluminescence. Cette manifestation prend forme lors d’une forte concentration de luciférine dans les cellules.
Lorsque l’on mélange la luciférine avec de l’oxygène, cela produit une lumière verdâtre (elle peut être bleue, jaune ou rouge dans d'autres espèces).
Cette énergie est très particulière car elle produit seulement 5 % de chaleur et 95 % de lumière. Ce phénomène est aussi observé chez certains poissons.

Mâle qui mesure environ
100 mm
Les larves sont prédatrices. Elles se nourrissent avant tout d'escargots et de limaces (et peut-être aussi de petits vers, d’autres larves ou d’insectes), qu'elles paralysent en leur injectent un venin. Puis elles liquéfient leurs proies au moyen d'enzymes digestives avant de les ingurgiter. Le mâle ne se nourrirait pas.

la femelle se régale !!!
Malgré son nom, le Lampyre ou Ver luisant (Lampyris noctiluca) n'est pas un ver : comme les autres lucioles, c'est un insecte coléoptère.
Le mot vient du latin lampyris qui vient lui-même du grec λαμπειν, "briller".
Les femelles émettent cette lumière pour attirer les mâles qui, eux, sont pourvus d'ailes, et donc plus mobiles. Elles agitent parfois leur petit fanal, avec la lenteur d'un chef de gare, afin de mieux capter l'attention des mâles en maraude, qui eux volent aisément.
Ils copulent (étonnante différence de taille, non ?)

Depuis l'avènement des insecticides, hélicides, et autres biocides, son petit lumignon se fait bien discret. Par ailleurs, comme tant d'autres insectes, il est particulièrement vulnérable au girobroyage, technique dorénavant quasi généralisée en matière d'entretien des espaces herbacés de quelque importance en terme de surface.
Mais prions pour que ce gentil coléoptère bioluminescent nous ravisse les yeux encore tous les prochains étés.